21 octobre 2005
Live in Glasgow
En direct dans pub de Glasgow. Après une semaine sans Internet, je suis actuellement dans un pub... Vive le wi-fi et le portable à Sylvain ! Je n'aurais pas imaginer que c'est si rassurant de retrouver une connexion. Départ a 6 AM pour Paris ...
Bientôt des photos
Je vous embrasse
Nadar
... and happy birthday for me !!!!!!!!!!!
Scotland 4/5
Le décor : un pub écossais
Le synopsis : dégustions de whisky
Les acteurs : beaucoup d’écossais
2 canadiens
1 suisse
Par un heureux hasard, nous nous étions arrêté dans ce pub. J’adorais leur fauteuil rouge. Le soir une dégustation de whisky était organisée. Nous réservons nos places.
Le soir arrive. Nous sommes les premiers.
Après une très longue attente. On avait beaucoup d’avance. On nous explique tous sur la boisson nationale.
Pour faire simple, j’ai quatre verres en face de moi. Il faut essayer de comprendre se qu’articule un vieil écossais, pendant une heure. Puis, on a le droit de boire. Comme d’habitude, je me la joue. J’observe autour de moi. Je secoue légèrement le verre. J’inhale. Je bois une petite gorgée. Je ferme les yeux. Je rouvre les yeux. Je regard avec mes yeux d’ahuri le gars à mes côté. Le temps que je prenne une gorgée… il a bu quatre verres.
Il me regarde et me dit :
- Hé, mon garçon, bois moi ça ! puis il quitte sa chaise et va au bar.
Avant de partir, un mec au bar nous explique qu’il était un joueur de golf professionnel. Qu’il a vécu en Australie. Il me demande d’où je viens :
- Suisse, répondis-je
- Tu parles français ? me répondit l’ancien golfeur.
- Oui, dis-je toujours fier de mon accent à couper au couteau.
- Tu viens de Genève ou Lausanne ?
- Lausanne
- J’ai étudié le français à l’école Berlitz de Lausanne.
- Ah …
C’est alors qu’il me dit l’unique mot de français qu’il connaissait :
- Au revoir
- Au revoir, répondis-je
Vive Berlitz !!!
C’est le matin. Vive les petits déjeuner écossais. J’explique à notre hôtesse que des toasts me suffisent. Elle me répond :
- Il te faut manger. Tu ne peux pas te nourrir uniquement de bière et de whisky !
Elle ne fait pas de remarque aux québécois. C’est pourtant eux qui boivent ! Que voulez-vous, je ne fais pas partie du clan des Sujets de sa Majesté Elisabeth 2 !!!
20 octobre 2005
Scotland 3/5
Rage
C’est la nuit.
Nous voilà dans un petit village Ecossais où nous avons réservé un B&B.
J’ai froid. Je suis emmitouflé dans mon écharpe brune. J’aurai du prendre un polaire. J’en achèterai un demain.
C’est agréable de marcher. Mes jambes commençaient à s’impatienter dans la position assise. On a beaucoup roulé.
L’air frais me fait du bien. Je ressens toujours une exaltation à découvrir un endroit pour la première fois. Savoir que rien n’est important. Que l’on repart bientôt. Aucune attache. Tout est superficielle. Il n’y a que l’instant présent. Le vent qui griffe mon visage. Mes genoux engourdis. La sensation de la plante de mes pieds sur les trottoirs. Mon regard qui balaie les rues. L’anglais made in Scotland et le français made in Québec dans mes oreilles.
J’ouvre la porte du pub. Le bruit. Nous entrons.
Alexis et Sylvain commandent une énorme bière. Je commande un thé.
Sylvain se renseigne sur la route à prendre pour atteindre notre B&B. Le gars lui répond avec une haline éthylique :
- Tu ne trouveras jamais ! C’est clair… dans la nuit … c’est impossible !
Réponse sincère. Il donne malgré tout des explications. On téléphone à nos hôtes.
Plein d’enthousiasme, on reprend la voiture. Plus nous roulons plus l’enthousiasme s’évapore. Plus que de la vapeur. Il faut se rendre à l’évidence. Nous sommes sur un chemin fréquenté uniquement par les tracteurs. On est perdu. Il est 10 P.M. Sylvain va sonner dans une maison illuminée pour demander des renseignements. J’observe la scène dans la chaleur de la voiture.
Une femme ouvre la porte. Un homme arrive. Il serre la main à Sylvain. Les trois rentrent dans la maison. Scénario de film d’horreur. Le couple pratique la magie noire. Ils sont cannibales. Tant pis pour Sylvain. Le garçon a déjà bien vécu. Il ne mourra pas idiot. Il a connu les leçons philosophiques du vieux Haas. Mais moi, je veux vivre et je n’ai pas la clé de la voiture. S’enfuir à pieds. Impensable. Il fait froid et … et puis non … Sylvain ressort tout souriant. Le couple était adorable. Nous savons où aller. Sophisme. C’est une route de campagne. Il n’y a rien. Nous sommes perdu. Soudain, un homme barbu descend de sa moto à quatre roues. Il s’approche de la voiture.
- Etes-vous Mr. Salad
Notre hôte était venu en bas de la colline nous accueillir.
Nous le suivions attentivement au milieu du labyrinthe formé par les petits chemins.
Le vieil alcoolique avait raison. On n’aurait jamais trouvé. La maison au bout de la colline.
Il est bientôt 23h. On nous informe qu’un restaurant du village est encore ouvert. Et c’est là que les aventures commencent.
Etrange ce petit restaurant Indou dans un village au bout du monde. Il n’y personne à l’exception du patron du restaurant. Il s’appelle : RAGE
Rage est dépressif. Il souffre d’une grave carence affective. Je pense même qu’il n’a pas du voir des clients depuis une semaine.
Une fois le repas servi. Il vient nous raconter sa vie, sa vision du monde, sa philosophie.
Pour résumer le monde selon Rage : Il y a des bonnes personnes et des mauvaises personnes mais parfois les mauvaises personnes deviennent des bonnes personnes. Rage est allé une semaine en vacances en Espagne. Il a payé son billet 6 £. L’Espagne est un beau pays. Il parle. Il parle. Il parle. On écoute. On écoute. On écoute.
Je suis fatigué. J’esquisse de temps en temps un sourire. Brusquement, la musique d’ascenseur qui accompagne le sermon vielle hippie pathétique de Rage, se bloque sur la même note. La scène me paraît surréaliste. La même note se répète inlassablement. Personne ne semble réagir. J’observe Rage gesticuler comme un pantin. Mes camarades l’écouter avec patience. Et cette note qui se répète encore et encore … et Rage qui bouge et qui parle et la note … et Rage … finalement notre cher Rage va éteindre la musique. Et il revient nous parler.
Nous sommes sur le point de partir. Rage prend Sylvain dans ses bras. Il lui dit :
- Si tu as besoin de quelques choses vient me demander.
- Même de l’argent, répond Sylvain en rigolant.
Premier silence de Rage.
- Même de l’argent, répond le gentil Rage.
Et Rage continue.
Le prude garçon que je suis est outré, scandalisé, ulcéré. Perdu dans la traduction. Je comprends que rage dit à Sylvain « Taste me ». Il répète plusieurs fois à Sylvain. « Taste me »… je comprends mon erreur de traduction Rage disait :
- Test me, test me, test me, …
Nous avons quitté le restaurant sans même une réduction sur le ticket.
A ma connaissance Sylvain n’est jamais retourné tester Rage.
Rage est encore entrain de l’attendre dans son petit restaurant.
19 octobre 2005
Elle est retrouvée. Quoi ? L'Eternité
Ecosse en couleur
18 octobre 2005
Visite d'une distillerie
On prend nos tickets et l'aventure commence :
Notre guide
Notre groupe / Mon cameraman
Des petites graines
Un four
Des bidules blanc
encore notre guide
Une douche
Une réserve
et ensuite
On dit tous MERCI à notre guide pour la jolie visite
17 octobre 2005
Scotland 1/5
Les fantômes sont invisibles, parce que nous les portons en nous-mêmes.
M.Y.
16 octobre 2005
On est toujours mieux ailleurs
J'essaye les nouvelles bornes d'enregistrement easyjet à Genève. Amusant ! J'ai toujours rêvé de coller l'étiquette moi-même sur mon bagage.
Je renverse un coca sur ma valise à Londres Luton
... et j'arrive à Glasgow
Je retrouve Alexis et Sylvain qui viennent de Montréal.
Il fait nuit. La route est étroite. Je conduis à gauche. Je lève mon regard. J'observe le gyrophare de la voiture de police qui est à ma poursuite. Qu'est je encore fais ? Je me gare sur le côté. Deux agents de police me scrutent sévèrement. Je ne suis pas très rassuré. Je me vois déjà finir mes vacances dans une prison écossaise remplie d'alcoolo et de gobelins !
Le policier explique que j'ai laissé mes feux à brouillard ! Je fais pour la première fois de ma vie à un "test d'haleine". Le policier m'indique en souriant que c'est OK. Il nous souhaite bon séjour en Ecosse et repart avec sa collègue qui reste septique ! Sylvain reprend le volant ! Direction le bout du monde. Le coin le plus perdu de la planète (de la galaxie!). Le B&B de la vielle McCormick ...
Il faut traversé des chemins de campagnes. Il faut y croire. C'est la nuit noir. Il n'y a pas d'indication. Presque pas de maison. Par contre, il y a des cimetières.
On est perdu !!!!!!!!!!!! SOS !!!! Je ne veux pas dormir dans la voiture !!!
Alors que toute espoir nous avait quitté. Nous découvrons la FERME et notre hôte nous FERME presque sa porte! Nous sommes en retard. Mme Mc Cormick est frustrée. Elle nous le fait savoir !
Les garcons prennent la chambre bleu. Je prends la suite Barbara Cartland.
Ensuite, je tourne un remake de "sexe, mensonge et vidéo".
Il est très tard, je retourne dans ma chambre. Je commence à écrire une nouvelle sur le thème des fantômes.
L'ancêtre McCormick avance dans les couloirs ...
Au petit matin, j'observe la baignoire... finalement je suis moins sale que je le pensais.






















































































































