On n'est rien qu'une image

Quelques coupures dans l'espace-temps de ma vie ...

27 novembre 2005

post post-mortem

postmortem

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25 novembre 2005

Je ne m'intéresse nullement à l'immortalité, mais seulement au goût du thé.

Je découvre ce merveilleux livre.

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Un superbe livre pour tous les amaterus de thé. L'histoire du thé, les légendes, les poèmes, des indications pratiques, l'art du thé, le tao et le thé, ... J'adore

Le chant du thé (extrait)

Le premier bol onctueusement humecte lèvres et gosiers ;

Le deuxième bannit toute ma solitude ;

Le troisième dissipe la lourdeur de mon esprit,

Affinant l'inspiration acquise par tous les livres que j'ai lus.

Le quatrième produit une légère transpiration,

Dispersant par mes pores les afflictions de toute une vie.

Le cinquième bol purifie tous les atomes de mon être.

Le sixième me fait de la race des Immortels.

Le septième est le dernier... je n'en puis boire davantage

Une brise légère sort de mes aisselles.

Vous trouverez pleins d'éléments pratiques. Pouvez-vous préparer votre thé vous même ? Hsü Tzê-Shu répond sans hésiter :

Préparer du thé et brûler de l'encens sont d'élégants passe-temps aussi n'y a-t-il aucune objection à s'en occuper soi-même. Pourtant, lorsque l'on a des invités, il ne faut pas les négliger et il vaut donc mieux enseigner ces choses à deux jeunes garçons.

A quel moment boire le thé ?

  • Aux heures perdues

  • Lorsque la poésie vous ennuie

  • Que les pensées sont confuses

  • Lorsque l'on bat la mesure en écoutant chanter

  • Lorsque la musique s'arrête

  • Lorsque l'on vit retiré

  • Lorsqu'on jouit des passe-temps de lettrés

  • En conversation tard dans la nuit

  • Lorsque l'on étudie par un jour de soleil

  • Dans la chambre nuptiale

  • En retenant des hôtes de choix

  • En recevant des lettrés ou de jolies filles

  • Lorsque l'on rend visite à des amis de retour d'un long voyage

  • Par temps superbe

  • Lorsque les cieux s'assombrissent

  • Lorsque l'on regarde les bateaux glisser sur le canal

  • Au milieu des arbres et des bambous

  • Lorsque les fleurs commencent à éclores et que pépient les oiseaux

  • Par de chaude journées, près d'un étang à lotus

  • En brûlant de l'encens dans la cour

  • Après qu'enivrés, les hôtes soient partis

  • Lorsque les plus jeunes sont sortis

  • Pour visiter des temples retirés

  • En contemplant des sources et des roches formant tableau

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24 novembre 2005

The Corporation

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Quand un réalisateur de gauche et un prof de droit activiste social s'attaquent à la mondialisation, ça fait très mal. Et nous, ça nous fait un bien fou de voir un film aussi intelligent, documenté, gonflé et militant. (...) On en ressort gonflé à bloc et animé d'une incroyable motivation pour agir et "remettre ce monde entre nos mains".

Rolling Stone

Mathilde Lorit

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23 novembre 2005

Son frère

C’était un mélange d’envie et de crainte qui m’a retenu longtemps avant de regarder l’adaptation cinématographique du roman de Philippe Besson « Son frère » par Patrice Chéreau. Chaque roman de Besson est pour moi une aventure intense. Un style épuré habité par des phrases « coup de poignard ». Une douce mélancolie. Un arrêt sur l’émotion.

Je me souviens parfaitement des circonstances de la lecture de « Son frère ». J’étais assis dans un train. Je l’ai littéralement dévoré. L’envie de continuer était plus forte que la rougeur de mes yeux.

A la sortie du train le roman était terminé. C’était presque un déchirement d’arriver à la dernière page. Comme après la lecture (la plongée) de tous grands romans. On se sent différent. Les personnages continuent à habiter notre esprit. J’avais peur d’être déçu du film. Je savais que Besson à été jusqu’à dédicacer un de ses livres à Chéreau pour le remercier d’avoir « incarné ses mots ». Le doute persistait en moi. J’ai finalement regardé le film… troublant, serein et magnifique.

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Au plus près des corps, Chéreau scrute la souffrance et la mort au travail. De la grâce, son film ne manque pas, ne serait-ce par le parcours tortueux qu'il impose avant la libération, par l'âpreté d'une mise en scène risquée, aérienne et pleine de chair.

Les Inrockuptibles / Jean-Marie Durand

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J’admis que mes œillades étaient plus noires, mes sourires plus forcés, que la position du corps souvent marquais le retrait, la défiance, que l’ironie pouvait être interprétée comme une perversité. Ces sont des différences infimes, à peine perceptibles, et pourtant, à la fin, elles font de l’un un enfant choyé, un adolescent séducteur, de l’autres un garçonnet solitaire, un jeune homme mélancolique.

                                                           Extrait de : Son frère / Philippe Besson

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22 novembre 2005

A s'offrir en partage

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21 novembre 2005

Il automne à pas feutrés

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20 novembre 2005

Sonate d'automne

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19 novembre 2005

Les yeux grands fermés

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Exigeons l'impossible

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18 novembre 2005

Je n'irai plus au cinéma

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Au premier abord, je retrouve avec plaisir l’univers de l’Etrange Noël de M. Jack … et puis finalement ce n’est qu’un médiocre écho. Une cérémonie à laquelle l’émerveillement n’a pas été convié. C’est pourtant plus sombre et moins enfantin que Jack. Le scénario se perd par manque de densité dans le 2ème acte.

Quelques séquences vraiment magiques rappellent par défaut que le film aurait pu se maintenir à ce haut niveau. Les Noces funèbres n'aura fait que passer alors qu'on attend de Burton qu'il se surpasse.

Première / Gérard Delorme

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C’est vrai les acteurs sont magnifiques, les mise en scène est raffinée, la direction de la photographie est très réussie… Un film parfait dans sa forme. La forme délicate d’un linceul. Car le génie comique de Allen est ici bien mort. A l’exception de quelques rares instants, on ne retrouve pas « sa patte ». Un film qu’un autre aurait pu réaliser. On n’est loin du réalisateur de Annie Hall, Anna et ses sœurs, Maris / Femmes et Harry dans tous ses états… loin de New York ?

Il faut le voir mettre en scène Scarlett Johansson dans un contre-emploi génial. (...) C'est rare, un film si en colère contre ce qu'il confesse admirer par ailleurs : la culture, la classe, le raffinement, le luxe, réduits à néant devant la passion. Aux pieds de laquelle rien n'est assez brûlant.
Libération / Philippe Azoury

Lorsque Woody Allen s'interdit soudain tout humour, ses personnages perdent de leur dimension (...) Leurs actions semblent déterminées davantage par une logique scénaristique que par leurs propres désirs et impulsions.

The Hollywood Reporter / Kirk Honeycutt

Posté par Nadar à 16:55 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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